Repérer les signaux d'alerte chez son enfant.
1 enfant victime sur 10 seulement parle au moment des faits. Et quand il ose le faire, moins de 3 % des agresseurs sont condamnés (rapport CIIVISE, 2023). La parole de l'enfant n'est pas encore crédible aux yeux de la société, ni aux yeux de la justice.
Ces chiffres ne sont pas une fatalité, ils reflètent l'importance de la prévention et de la parole. Croire un enfant qui parle, c'est déjà le protéger. C'est pourquoi il est essentiel de savoir repérer les signaux sans attendre qu'un enfant trouve les mots. Les recherches montrent qu'un adulte qui écoute et soutient l'enfant est déterminant pour sa reconstruction et son équilibre psychologique.
Les signaux d'alerte
- 01 Refus soudain d'aller à l'école, à la cantine, au sport, dans un lieu spécifique ou chez un adulte
- 02 Changement brutal de comportement (enfant joyeux qui se renferme soudainement, colère, insécurité, agressivité)
- 03 Régression : pipi au lit, parler bébé, reprise du pouce
- 04 Troubles du sommeil : cauchemars, peur du noir, refus de dormir seul
- 05 Langage et/ou comportement sexualisé inadapté à l'âge
- 06 Refus de se déshabiller pour le sport ou la douche
- 07 Douleurs physiques (ventre, parties intimes) sans cause médicale identifiée
- 08 Dessins troublants ou jeux à caractère sexuel entre enfants (ou avec des peluches, des poupées…)
- 09 Peur ou crises au moment des séparations (le matin, avant une activité)
- 10 Blocages ou troubles alimentaires soudains sans cause médicale identifiée