Aide immédiate
Votre enfant vient de vous confier quelque chose.
Étape par étape
Réagir si un enfant vous confie des violences.
01
Écoutez sans interrompre
Laissez l'enfant s'exprimer avec ses propres mots. Restez calme, évitez les questions orientées, ne l'interrompez pas et rassurez-le : il se sentira ainsi plus en confiance pour parler. Dites-lui simplement : « Je te crois. » « Ce n'est pas ta faute. » « Tu as bien fait de m'en parler. »
Si vous paraissez choqué(e) ou en colère, l'enfant peut penser que cela lui est adressé et se renfermer. Rappelez-lui clairement qu'il n'a rien fait de mal et qu'il n'est pas responsable, car beaucoup d'enfants ressentent de la honte et de la culpabilité.
02
Notez sans interpréter
Écrivez les mots exacts de l'enfant, la date, l'heure, le contexte. N'allez pas plus loin. Ne lui demandez pas de répéter ni de raconter à d'autres adultes : chaque récit supplémentaire peut altérer ses propos et aggraver le traumatisme. Des professionnels formés (pédopsychiatre, brigade des mineurs) prendront le relais dans un cadre adapté.
03
Signalez immédiatement
Contactez le 119 ou signalez directement à la CRIP (Cellule de Recueil des Informations Préoccupantes) de votre département. Tout adulte témoin de violences sur un mineur a l'obligation légale de signaler (le non-respect de cette obligation est sévèrement sanctionné par l'article 434-3 du Code pénal).
04
Ne confrontez pas
Ne confrontez pas l'agresseur présumé : cela pourrait aggraver le danger pour l'enfant et compromettre une éventuelle enquête judiciaire.
05
Consultez un médecin
Selon la nature des faits, un examen médical peut être nécessaire pour constater des traces. Consultez rapidement un médecin ou rendez-vous aux urgences pédiatriques : ils vous orienteront vers les professionnels compétents : médecin légiste, unité médico-judiciaire ou psychologue spécialisé.
06
Maintenez la normalité
Gardez autant que possible vos habitudes quotidiennes avec votre enfant, c'est ce qui lui donne son sentiment de sécurité et de stabilité.
07
Ne promettez pas le secret
Si l'enfant vous demande de ne rien dire avant de parler, ne promettez pas. Dites-lui : « Je ne peux pas promettre de garder ça pour moi, parce que mon rôle est de te protéger mais je suis fier(e) que tu me l'aies dit, et je ne te laisserai pas traverser ça seul(e). »
08
Protégez l'enfant du regard des autres
Évitez d'en parler autour de vous, même par souci de soutien. Une divulgation non maîtrisée peut blesser l'enfant une deuxième fois, le stigmatiser dans son entourage, et compromettre une éventuelle enquête judiciaire.